lundi 16 juillet 2012


REPERES HISTORIQUES
La caméra obscura (XVIème siècle) projette la lumière extérieure dans une pièce plongée dans le noir.
L’image ainsi projetée est inversée. Le principe optique photographique est né.
La  lanterne magique (dès 1650) est une chambre noire inversée, elle permet la projection d’images
peintes sur verre. Elle est utilisée au XVIème siècle pour des spectacles de «fantasmagories», projection de
spectres, de fantômes, évocation du surnaturel, de l’au-delà.
1822 : Niepce invente la photographie
Le thaulatrope (1826) est un petit jouet optique, fait d’un disque à deux faces. Chaque face comporte un
dessin complémentaire. Lorsqu’on le fait tourner rapidement, les dessins se superposent donnant une image
nouvelle.
Le folioscope ou fleep-book est un petit livre dont chaque page porte un dessin qui diffère légèrement
du précédent. Il suffit de le feuilleter rapidement pour voir bouger un personnage.
1829 : Joseph PLATEAU, un inventeur belge, publie une théorie sur la persistance rétinienne.
1833 : Joseph PLATEAU crée le phénakistiscope. Un disque roulant donnant l’illusion du mouvement. Il se
regarde devant un miroir.
1834 : William G. HORNER présente le zootrope. Un cylindre tournant qui donne l’illusion du mouvement
des figurines sont à l’intérieur. On regarde au travers des fentes taillées sur le pourtour du tambour.
1872 : Eadweard MUYBRIDGE commence ses expériences photographiques sur des objets en mouvement.
A l’aide d’une batterie de 24 appareils photos, il reconstitue le mouvement d’un cheval.
1877 : Emile REYNAUD fait breveter son praxinoscope, une machine cylindrique qui se sert de miroirs pour
donner l’illusion du mouvement.
1880 :  Praxinoscope à projection. Par un savant système de miroirs, on parvient à projeter une image
animée sur un écran.
1888 : Etienne MAREY invente le chronophotographe, une caméra qui utilise une bobine de pellicule.
1892 : Théâtre optique de Emile REYNAUD. Il projette des «pantomimes lumineuses », des bandes
transparentes peintes à la main racontant une petite histoire. Il dessine minutieusement chaque image sur un
support de gélatine.
1889 : On peut se procurer sur le marché américain un nouveau support photographique souple et
transparent. Le film est inventé, il a une largeur de 35 mm.
1889 : Edison invente le phonographe et commerciale le kinetoscope, coffre de bois avec un oculaire ne
permettant qu’un spectateur unique.
1891 : Edison inventent le kinétographe, une caméra pour filmer les images en mouvement.
1895 : Première projection publique du cinématographe par les frères Lumière. Le travail de génie des
frères Lumière consiste dans le système d’avancement du film. A partir du principe de la machine à coudre,
Louis Lumière met au point un système d’entraînement qui permet un défilement saccadé du film et une
projection agrandie des images est rendue possible  en faisant coïncider l’arrêt du film avec l’ouverture de
l'obturateur.
1899 : Edison sonorise son kinétoscope, mais l’appareil reste à usage individuel.
1927 : Hypergonar du professeur Chrétien (il est à la base du cinémascope)
 Premier film parlant : Le chanteur de jazz
1929 : Exploitation généralisée de différents procédés sonores
1932 : Première émission de télévision
1935 : Premier long métrage en Technicolor
1952 : Cinérama
1953 : Cinémascope
1968 : Naissance de la vidéocassette d’utilisation publique (Sony) 4
NOTIONS TECHNIQUES SUR LE CINEMA
LE CINEMA
L’enregistrement des images se fait à l’aide d’une  pellicule sur laquelle se trouve une émulsion à base
d’argent ; celle-ci réagit à la lumière : comme pour les photographies, il suffira alors de développer cette
pellicule pour obtenir un négatif.
Le cinéma est donc en réalité une suite de photos fixes qui défilent au rythme de 24 images par seconde.
Autrefois cette vitesse était de 16 à 19 i/s, ce qui produit de nos jours des films aux allures saccadées car ils
sont rarement projetés à la bonne vitesse.
Le cinéma nous donne qu’une illusion du mouvement.  En effet, le cinéma utilise la capacité de l’œil à
« garder en mémoire », pour un temps très bref (un dixième de seconde), une image déjà disparue dans la
réalité (le persistance rétinienne). Si l’on enchaîne les images (24 fois par seconde) qui composent une
action, on crée une impression de continuité entre  ces images, séparées par un intervalle noir : ainsi naît
l’illusion du mouvement. Cette propriété est utilisée des le 19
e
 avec de drôles de jouets aux noms bizarres :
Zootrope, phénakistiscope, praxinoscope, etc.
Le Praxinoscope     Emile Reynaud aux commandes de son Théâtre optique
Plaque de lanterne Magique        Affiche publicitaire 5
F

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire