lundi 16 juillet 2012


LA PROJECTION
Mécanismes d’avance intermittente
Les projecteurs utilisent comme les caméras, l’avance intermittente du film : pendant que le film est
immobilisé dans le couloir de projection (qui le guide derrière l’objectif), l’obturateur démasque le faisceau
lumineux qui fait apparaître l’image sur l’écran ; l’obturateur masque ensuite ce faisceau, créant une phase
d’obscurité pendant laquelle le film avance d’une image ; puis le cycle recommence.
Pour réaliser cette avance intermittente, trois types de mécanismes sont employés.
Dans le mécanisme à rampe, assez peu employé, des ergots – solidaires cette fois du tambour denté –
viennent s’engager tour à tour dans les rainures hélicoïdales pratiquées à la périphérie d’un cylindre tournant
à vitesse constante.
Le  mécanisme de la griffe, apparu avec le
Cinématographe Lumière, est identique dans son
principe à celui des caméras : une ou plusieurs
griffes pénètrent dans les perforations du film
pendant la phase d’immobilisation, puis elles tirent
le film sur la longueur d’une image ; dans un
mouvement de retrait,  elles se dégagent ensuite
des perforations et reviennent en position de
pénétrer à nouveau dans les perforations.
Le  mécanisme de la croix de Malte, d’invention
contemporaine à celle du cinéma. Le tambour denté
est solidaire d’une pièce usinée – la croix –
comportant quatre rainures en croix dans lesquelles
vient s’engager un ergot placé à la périphérie d’une
pièce tournant à vitesse constante : à chacun de ses
tours, l’ergot fait tourner la croix de 90°. Pendant les
phases où l’ergot n’entraîne pas la croix, un disque
solidaire de la pièce porte-ergot vient s’appliquer
contre les faces échancrées de la croix, ce qui
garantit l’immobilisation de cette dernière. 7
LE PROJECTEUR
Au tout début, la projection de films s’effectuait  en conjuguant deux éléments distincts : une source  de
lumière ; un dispositif d’avance du film, éventuellement identique – comme sur le cinématographe Lumière –
au mécanisme employé pour la prise de vues.

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